Passion

par Daniel Rufiange, le 13 septembre 2014

Buick Grand National 1987 : LE classique des années 80? Retour aux articles
 

Cette année, tous les modèles produits pour le millésime 1989 deviennent, de facto, anciens. Mine de rien, ça boucle la boucle en ce qui a trait aux années 80; tous les modèles de la décennie sont maintenant classés « anciens ».

Le débat faisait rage il y a 15 ans et il est toujours d’actualité aujourd’hui; les voitures des années 80 ont-elles la même valeur que celles produites avant?

À cette question, on doit répondre non… pour l’instant. Parfois, il faut donner du temps au temps.

Il faut toutefois reconnaître que les années 80 n’ont pas été les plus fastes dans le monde de l’automobile (ce n’est guère mieux pour les années 90). Malgré tout, quelques bolides ont laissé leur marque.

C’est le cas de la Buick Grand National.

Même ceux qui lèvent le nez sur les produits des années 80 s’arrêtent pour admirer cette voiture.

Grâce à NASCAR

Que vous soyez amateurs de courses ou non, vous devez savoir que la Grand National est née grâce à la série américaine NASCAR. En 1981, le pilote Darrell Waltrip remportait son premier championnat au volant d’une… Buick Regal. Il s’agissait du premier titre pour cette bannière dans cette série, inaugurée en 1949.

Dans les bureaux de Buick, il fallait célébrer ça.

Ainsi naissait la Grand National, une version à l’allure plus performante de la Buick Regal utilisée par Darrell Waltrip. Quant à son nom, on n’a pas cherché très loin. À l’époque, on faisait référence à la grande série de NASCAR comme la Grand National Series.

De timides à puissantes

Les premières Buick Grand National voient le jour en 1982. En tout, 215 exemplaires sont assemblés. Ils étaient tous proposés avec une peinture à deux teintes de gris. Malgré la présence d’une prise d’air sur le capot et d’un becquet à l’arrière, les performances n’étaient pas au rendez-vous. Un moteur V6 de 4,1 litres qui ne produisait que 125 chevaux reposait sous le capot. Son couple s’établissait à 205 livres-pieds.

Ironiquement, à l’intérieur de la gamme Regal, un V6 turbo de 3,8 litres était déjà proposé. Le mariage n’était qu’une question de temps.

Ce sera fait en 1984, car aucun modèle ne fut commercialisé pour 1983. Le V6 turbo de 3,8 litres recevait quelques améliorations, dont l’injection séquentielle et l’allumage électronique qui remplaçait le distributeur. La puissance passait à 200 chevaux et 300 livres-pieds de couple.

Tous les modèles étaient noirs.

Dernière année

En 1987, dernière année de production, un refroidisseur intermédiaire était ajouté au moteur, ce qui avait pour effet d’en augmenter la puissance. Avec 245 chevaux et 355 livres-pieds de couple, on commençait à parler.

Une version GNX fut aussi produite à 547 exemplaires. Elle proposait 30 chevaux supplémentaires et permettait de retrancher quelques secondes aux 0-100 km/h ainsi que sur le quart de mille.

En tout, 20 193 unités furent écoulées cette année-là, plus que toute autre année. De toutes les Grand National produites, 67 % sont des modèles 1987.

Sans surprise, c’est une version de cette année-là que nous vous présentons.

Au volant

Lors de ma rencontre avec le propriétaire de cette voiture, George Piskopos, j’ai été surpris de me faire offrir les clefs pour une petite balade.

Ma réponse n’a pas tardé et je vous laisse la deviner.

C’est donc avec fébrilité que je me suis installé à bord. Lors de la sortie de ce modèle, j’avais 18 ans. Je voulais cette voiture, mais n’avais de toute évidence pas les 20 000 $ requis à l’époque pour son achat.

Vous comprendrez que lorsque je me suis installé aux commandes, le moment fut spécial.

Qui plus est, j’avais l’impression de prendre place dans une voiture neuve. Voyez-vous, cette Grand National n’a même pas 27 000 km d’usure. Ça, cher lecteur, c’est moins de 17 000 milles.

Aussi bien affirmer qu’elle est neuve.

Ainsi donc, après avoir fait démarrer le moteur, je me suis lancé sur la route au volant d’une de mes voitures de rêve. Le moment fut magique.

Quant au comportement du bolide, il ressemble à ceux des modèles similaires de l’époque (Buick Regal, Chevrolet Monte Carlo, Oldsmobile Cutlass Supreme), mais lorsque le turbo entre en action, là, c’est une autre histoire. L’effet est plutôt violent et on se fait coller au baquet.

C’est aussi agréable qu’intimidant, car il faut se rappeler qu’on ne conduit pas un modèle 2015, mais bien 1987. Autrement dit, pas d’aide à la conduite pour contrer les dérobades.

J’adore.

Et voilà du coup pourquoi on considère la Grand National comme le dernier des muscle car américains de son époque.

Une bête sauvage, belle et domptable; une combinaison irrésistible.

À savoir

•    Darrell Waltrip a remporté trois championnats en Nascar (1981, 1982 et 1985), dont les deux premiers au volant d’une Buick Regal.
•    0-100 km/h : 6 secondes.
•    Quart de mille : 14.73 secondes à 94.1 milles à l’heure (source : Motor Trend, en 1987)
•    La Buick Grand National a fait plusieurs apparitions à l'écran, dont une dans le film Fast & Furious (4e volet).
•    Un modèle GNX se vendait environ 10 000 $ de plus qu’un modèle conventionnel en 1987.
•    GNX signifie : Grand National Experimental.
•    Un modèle GNX pouvait effacer le 0-100 km/h en 4.7 secondes.
•    Tous les modèles sont des coupés
•    En 1988, plusieurs modèles de GM passaient à la configuration à traction. C’en était fait de la Grand National.

 
 

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