Essai

par Samuel Lessard, le 7 décembre 2017, Toronto, Ontario

Subaru Outback 2018 : toujours aussi efficace Retour aux essais
 

La Subaru Outback roule sa bosse depuis le milieu des années 1990. Héritière du concept initié par la fameuse Eagle 4x4 qui a ouvert le segment des voitures surélevées munies d’un système quatre roues motrices, l’Outback a contribué, à son tour, à paver la voie à d’autres produits similaires apparus ensuite. J’ai en tête la Volvo V70 Cross Country mais également la Audi allroad, deux produits un peu plus haut de gamme qui ont connu (et qui connaissent toujours) un bon succès.

Vue d’ensemble
Lancée originalement en 2014 comme année-modèle 2015, la génération actuelle de cette familiale surélevée (ou pseudo VUS) a une place de choix dans le cœur des Québécois. Elle s’est vendue à près de 4 000 exemplaires en 2016, ce qui représente un gain d’environ 400 unités par rapport à l’année précédente. Au Canada, 2016 a été la meilleure année de l'Outback en termes de ventes avec plus de 11 250 unités vendues en 2016. Impossible de passer sous silence les ventes américaines qui se sont chiffrées à près de 183 000 unités en 2016, une augmentation de 20 % par rapport à 2015. Bref, il s’agit d’un modèle important pour le constructeur.

2018 est une année de changements mineurs pour la cinquième génération de l’Outback. En termes de retouches esthétiques extérieures, la partie avant y passe tout comme le pare-chocs arrière. De nouvelles jantes et de nouveaux phares, adapatatifs dans certaines versions, complètent le tout. Force est de constater que ces retouches mineures dynamisent l’apparence extérieure.

À l’intérieur, les changements sont encore plus subtils. Les commandes du système de climatisation ont été revues et on a ajouté Apple CarPlay et Android Auto au système audio. Les passagers arrière bénéficient désormais de deux prises USB pour recharger les accessoires.

Vie à bord
Un des avantages majeurs de la configuration de l'Outback est l’accès à bord; on effectue un mouvement de translation pour se glisser à bord de la voiture. L’espace intérieur est toujours aussi accueillant, autant pour les passagers que les bagages. Le tableau de bord est présenté de manière simple et claire. L’ergonomie est bonne pour la manipulation de toutes les commandes, y compris pour les nouvelles commandes de climatisation plus intuitives et pour le système audio retravaillé. La définition de l’écran du système infodivertissement est toujours décevante en comparaison avec celle des nouveaux écrans chez d’autres constructeurs, toutefois.

La qualité des matériaux est correcte, mais on perçoit quelques plastiques rigides qui donnent l'impression d'être minces au toucher. L'assemblage est également léger à certains endroits, notamment dans le coffre. Par contre, la qualité de l'habitacle là ou se posent les mains et les yeux le plus fréquemment est bonne.

Mécanique
Supplice pour les amateurs de boîte manuelle : elle est retirée du catalogue pour 2018. En effet, la popularité décroissante de ce type de transmission en a eu raison au profit de la transmission automatique CVT.

Côté moteurs, le 4 cylindres à plat de 2,5 litres demeure inchangé. Il produit toujours 175 chevaux et 174 livres-pied de couple. Pour plus de puissance, il y a toujours le vieillissant 6 cylindres à plat de 3,6 litres de 256 chevaux à 6 000  tr/min et 247 livres-pieds de couple à 4 400 tr/min. Ces moteurs, jumelés à la transmission CVT, brillent toujours par leur consommation d’essence raisonnable et par leur douceur de roulement. Ni l’un ni l’autre n’a une sonorité qui vaille la peine d’être considérée, mais la plupart des acheteurs d'Outback ne s’en formaliseront pas.

Mentionnons toutefois que les deux moteurs qu’on retrouve dans l’Outback ne sont pas exactement à jour sur le plan technologique. Ils ne disposent pas de l’injection directe, ni de la technologie arrêt/démarrage. Du point de vue de la puissance, ils sont également dépassés par les moteurs de cylindrée comparable produits par les autres grandes marques. Toutefois, Subaru vient de lancer un nouveau moteur 4 cylindres 2,4 litres turbocompressé pour le VUS intermédiaire Ascent. Parions que celui-ci sera implanté dans d’autres produits de la marque, y compris l'Outback.

Au volant
Sur la route, l’Outback propose un bon équilibre. Elle surprend d’abord par l’excellente visibilité, gracieuseté de la garde au sol élevée. En raison de sa caisse plus haute et de la molesse de ses suspensions, l’Outback n’est jamais sportive. Confortable et bien adaptée au réseau routier québécois sont des attributs qui lui conviennent davantage. Sa direction précise et bien dosée donne confiance au conducteur. L’insonorisation est correcte également, agrémentant le confort prodigué par les sièges qui soutiennent bien les occupants.

L’efficacité du rouage intégral à prise constante de l’Outback sur les routes n’est plus à démontrer. Son efficacité en hors route ne fait pas de doute non plus. Elle est nouvellement équipée du X-Mode qui permet de contrôler la descente des pentes, augmente la pression des embrayages du système de traction intégrale et utilise les freins pour diriger la puissance vers les roues ayant le plus d’adhérence. Ce dispositif électronique, combiné à la suspension relevée typique de l’Outback, donne de bons résultats. En raison de sa taille, de son empattement et de son système ABS moins avancé, elle est cependant moins agile que les Crosstrek et Forester, qui passent les obstacles avec plus d’aisance.

Impossible de passer sous silence le fait que la transmission automatique CVT jumelée avec les deux moteurs fait vraiment bien le travail. Il arrive souvent que l’on peste contre ce type de transmission qui, dans certains cas, ne permet pas d’exploiter le moteur de façon optimale. Toutefois, celle fabriquée par Subaru offre le meilleur de deux mondes avec ses rapports simulés lors de forte accélération et son mode de variation continue lors de la conduite régulière. Elle propose un rendement efficace, collé sur ce qu’on attend d’une transmission automatique performante.

Conclusion
Malgré un concept modernisé au fil du temps, la Subaru Outback demeure fidèle à son origine. Comme avec les premières versions, il n’y a pas de surprises à son volant puisqu’elle fait efficacement ce qu’on lui demande de faire. Un peu de modernisme sous le capot serait le bienvenu, mais le rendement de même que la fiabilité générale du produit la rendent tout à fait recommandable.
 

Spécifications techniques

Marque
Subaru
Modèle
Outback
Année
2018
Version à l'essai
2.5i Premier
Échelle de prix (excluant les options)
29 295 $ à 42 195 $
Prix de la version à l'essai
39 195 $
Options sélectionnées
Aucune
Moteur
4 cylindres à plat, 2,5 litres, injection multipoint, 175 chevaux à 5 800 tr/min, 174 livres-pied à 4 000 tr/min
Transmission
Automatique à variation continue
Rouage d'entraînement
Traction intégrale à prise constante
Garantie de base
3 ans / 60 000 km
Garantie du groupe motopropulseur
5 ans / 100 000 km
Consommation annoncée
Ville: 9,4 litres/100km Route: 7,3 litres/100km
Consommation enregistrée
8,5 litres/100km

Points forts / points faibles

  • Confort généralisé
  • Design à jour
  • Équipement bien réparti
  • Traction intégrale efficace
  • Transmission à variation continue efficace
  • Manque de modernisme des mécaniques
  • Puissance correcte, sans plus
  • Système d'infodivertissement décevant
  • Finition légère par endroit
 
 
 

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