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Essai

par Vincent Aubé, le 29 juin 2017, Mont Blanc, France

Mercedes-Benz Classe E Cabriolet 2018 : 25 ans plus tard Retour aux essais
 

Le tunnel du Mont Blanc a été inauguré en 1965 pour faciliter la vie des habitants de la région. À cause de cette merveille d’ingénierie longue de 11,6 km taillée dans le roc, les voyages reliant la Vallée d’Aosta en Italie à la vallée française de Chamonix ne nécessitaient plus trois jours, mais plutôt 15 minutes. On peut donc dire qu’il a grandement rehaussé le niveau de vie dans cette région du monde.

Un peu à sa manière, la Classe E Cabriolet, apparue en 1992, facilite l’expérience de conduite dans cette catégorie intermédiaire, et ce, depuis un quart de siècle déjà. Pour l’année-modèle 2018, la marque à l’étoile d’argent réinvente son cabriolet 2+2 afin de s’aligner avec les derniers modèles de la Classe E qui, en Europe, compte tout de même cinq variantes.

C’est dans la superbe région du Mont Blanc entre l’Italie et la France que le constructeur avait convié des membres de la presse automobile mondiale pour faire découvrir sa nouvelle voiture à toit souple. Une balade dans ce coin du monde est déjà intéressante à bord de n’importe quel véhicule, réussir à le faire à bord d’une décapotable de luxe restera assurément graver dans la mémoire des participants.

Une seule version… pour le moment!
Au même titre que le coupé de Classe E qui fera bientôt son entrée dans les concessions de la marque au pays – la version à toit souple arrivera au mois d’août nous dit-on –, le Cabriolet n’est offert qu’en une seule variante, celle-ci étant munie d’un V6 biturbo d’une puissance de 329 chevaux-vapeur et d’un couple optimal de 354 lb-pi.

Encore une fois, Mercedes-Benz limite son choix de motorisations – le marché européen a droit à 5 moteurs différents après tout –, mais en revanche, les stratèges de la division allemande nous ont réservé la meilleure du lot. Et comme si ce n’était pas assez, le cabriolet ajoute le rouage intégral 4MATIC à l’équation, tandis que la boîte de vitesses automatique compte désormais 9 rapports, deux de plus que par le passé.

Verra-t-on un modèle doté d’un 4-cylindres turbo ou même l’un ou l’autre des modèles concoctés par les sorciers AMG? Il est trop tôt pour spéculer, mais ces scénarios ne sont pas impossibles, surtout avec la berline qui propose un amalgame de moulins sous son capot.

De toute manière, la mission première d’un cabriolet de Classe E est de trimbaler ses passagers dans un confort absolu, et non de battre des records de vitesse ou d’économie à la pompe. D’ailleurs, le tracé imaginé par les gens de Mercedes-Benz reflétait assez bien le genre de promenade dont est capable ce salon sur roues.

Difficile de lui trouver des défauts…très difficile même!
Après deux journées assises derrière son volant ou même en tant que passager, j’ai beau chercher, je ne trouve pas d’irrégularités ou de défauts majeurs à cette Classe E Cabriolet 2018. Le design est superbe, la qualité d’exécution est à la hauteur des modèles prestigieux (considérez-la davantage comme une petite Classe S que comme une grande sœur à la CLA), le confort est au rendez-vous et il est même possible de s’amuser un brin à son volant lorsque la situation le permet.

Que peut-on lui reprocher? Qu’elle n’a pas de boîte manuelle? La marque allemande s’en moque, elle qui ne fait confiance qu’à des transmissions automatisées chez nous. De toute manière, ces boîtes sont supérieures à tous les niveaux, à part peut-être l’implication du conducteur.

Est-elle trop chère? Non, la concurrence offre des produits semblables à des prix équivalents.

Sa conduite est-elle trop aseptisée? Les plus sévères trouveront sûrement à redire sur la précision de la direction dans une courbe abordée à vive allure ou sur le poids de la caisse – on parle ici d’un gain de 90 kg – qui a cru quelque peu à cause de cette structure rigidifiée à quelques endroits, cabriolet oblige, mais dans l’ensemble, cette lourde voiture est capable d’une tenue de route étonnante sur n’importe quelle surface asphaltée.

Quant à l’espace à la deuxième banquette, est-il trop étroit? C’est vrai que pour y accéder – surtout lorsque le toit est remis en place –, il faut être un peu plus flexible que dans une Classe S par exemple, mais encore une fois, il s’agit d’une configuration 2+2, pas d’une limousine. Et ajoutons à cela que pour une fois, la banquette arrière se replie vers l’avant pour le chargement d’objets plus longs dans le coffre. Bref, vous pourrez même aller à la quincaillerie pour acheter un morceau de tuyau pour la cuisine.

Au volant… avec sécurité et confort
Comme je l’ai mentionné plus haut, ce cabriolet est d’une incroyable douceur. Évidemment, si la température le permet, le toit se doit d’être rangé dans le coffre, une opération qui ne prend que 20 secondes et qui peut même être accomplie en roulant (jusqu’à concurrence de 50 km/h). Notre tracé vers le Mont Blanc nous a également permis de renouer avec les systèmes AIRCAP et AIRSCARF, le premier limitant au maximum les perturbations éoliennes à l’intérieur de l’habitacle et le deuxième soufflant un courant d’air chaud dans le cou des passagers de la première rangée. Toutefois, pour une isolation plus adéquate des bruits de la route, il vaut mieux remettre le toit en place.

Pour la très grande majorité des automobilistes, la mécanique boulonnée à l’avant sera suffisante au quotidien. La boîte de vitesses travaille efficacement dans l’ombre, ne faisant sentir sa présence que lorsque le conducteur demande les modes Sport ou Sport+ qui modifient quelques paramètres de la voiture. On sent que la mécanique V6 de la berline E 43 AMG serait tout indiquée pour un comportement plus dynamique, mais au risque de me répéter, là n’est pas la vocation du cabriolet allemand.

En fait, au-delà du confort, c’est en matière de sécurité que la Classe E Cabriolet se démarque, la liste de dispositifs étant tout simplement trop longue à énumérer. Disons seulement que les conducteurs distraits sont surveillés de près par tous ces systèmes conçus pour limiter les dégâts lorsqu’une situation corsée se présente.

Conclusion
Au moment d’écrire ces lignes, la division canadienne n’avait pas encore divulgué les prix de son plus récent véhicule à toit souple, mais il faut s’attendre à une stratégie similaire à celle de l’ancien modèle. Par rapport à la berline de Classe E, la livrée Cabriolet ne sera pas aussi souvent aperçue sur nos routes, c’est certain, mais vous pouvez être certain d’une chose, lorsque vous en apercevrez une, regarder le visage des occupants. Ceux-ci risquent d’être souriants ou, du moins, reposés. C’est ça une Classe E Cabriolet 25 ans après sa création.

 

 


 

Spécifications techniques

Marque
Mercedes-Benz
Modèle
Classe E
Année
2018
Version à l'essai
E400 Cabriolet 4Matic
Moteur
V6, 3,0-litres DACT biturbo, 329 ch, 354 lb-pi
Transmission
Automatique à 9 rapports
Rouage d'entraînement
Traction intégrale à prise temporaire
Garantie de base
4 ans / 80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur
4 ans / 80 000 km

Points forts / points faibles

  • Confort inégalé dans la catégorie
  • Prestige de la marque
  • Insonorisation
  • Tenue de route impressionnante
  • Lourdeur de la caisse
  • Rigidité légèrement inférieure du châssis
  • D'autres versions à venir?
 
 
 

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