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Essai

par Samuel Lessard, le 25 octobre 2017, Capitale-Nationale

Kia Rio5 2018 : Petit format à prendre au sérieux Retour aux essais
 

Intro :
Le constructeur coréen Kia est arrivé en sol canadien en 1999 avec deux modèles plus ou moins convaincants. Le Sportage et la Sephia tentaient tant bien que mal de conquérir le cœur des acheteurs. Dès 2002, la Rio, offerte autant en version berline qu’à hayon, est venue prêter main forte à ces deux véhicules de conception vieillotte. Se sont succédées par la suite des itérations de plus en plus sérieuses de la petite sous-compacte, témoignant de la progression constante du constructeur coréen.

En 2018, Kia amène sur le marché canadien la quatrième génération de la plus petite voiture de sa gamme. À la lumière de la journée passée au volant de la Rio5 à l’occasion du lancement régional, force est de constater que Kia a pris le renouvellement de sa plus petite voiture très au sérieux.

Tour du propriétaire :
D’un point de vue purement stylistique, il est facile de reconnaître l’influence qu’a eu Peter Schryer, le designer en chef de Kia et autrefois à l’emploi d'Audi. Le profil bas de la voiture, combiné aux lignes tendues et ramassées, font immédiatement penser à une Volkswagen Golf. Les versions de base LX et LX+ reçoivent des roues en acier de 15 pouces avec enjoliveurs tandis que les versions EX reçoivent des jantes, toujours de 15 pouces. Pour obtenir les roues de 17 pouces, il faut passer à la version EX Sport. L’éclairage extérieur s’améliore lui aussi au fur et à mesure que l’on monte dans la gamme puisque les feux incadescents passent au LED sur la version EX Sport tandis que les phares sont à projecteurs sur les versions les plus équipées. En bref, les versions de base disposent d’une apparence relativement ordinaire alors que les versions plus chères ont un look plus haut de gamme.

Vie à bord :
Une fois de plus, Kia joue la carte de l’équipement pour séduire les acheteurs. En équipement de série, on retrouve les sièges chauffants, le volant chauffant gainé de cuir et la caméra de recul. Il s’agit, pour l’heure, de la seule sous-compacte qui dispose de tous ces équipement pour un prix de base de 14 995 $. L’accès à bord est facile, mais on se laisse surprendre pas la position basse des sièges baquets. Le tableau de bord est assemblé avec rigueur, la finition des matériaux, qui sont par ailleurs très durs, est également bonne. Aucun craquement ne se fait entendre à l’intérieur de la bagnole. Malheureusement, même sur la version la plus dispendieuse, le système sonore n’offre pas une tonalité claire et limpide. Il dispose toutefois de toutes les possibilités de connectivité, y compris les applications Apple CarPlay et Android Auto sur les versions plus onéreuses. L’espace arrière est bon également avec une banquette bien positionnée et bien découpée. Le coffre, dont le seuil est élevé et la finition laisse à désirer, offre une dimension correcte. On se sent toutefois plus à l’étroit que dans certaines concurrentes, notamment en raison du profil abaissé de la voiture.

Technique :
Kia a repris le même 4 cylindres de 1,6 litre qui motivait la troisième génération mais lui a apporté quelques modifications techniques. Le résultat est une puissance diminuée à 130 chevaux mais un couple de 119 livres-pied disponible, nous dit-on, sur une plage plus grande de régime. En termes de transmission, les modèles de base disposent d’une boîte manuelle à 6 rapports qui peut être remplacée par une boîte automatique à 6 rapports, qui est de série sur les versions EX et plus.

La rigidité de la structure a été améliorée par la réduction du nombre de pièces individuelles et également par la plus grande utilisation d’adhésifs à haut rendement pour coller les composantes du châssis.

Au volant :
Rarement le comportement routier d’une voiture sous-compacte incite à la conduite sportive. Dans le cas de la Rio, on se surprend à enchainer les courbes avec un entrain certain, notamment en raison de la relative fermeté des suspensions. Les mouvements de caisse sont bien contrôlés. La direction surprend par sa précision mais déçoit par sa surassistance. Une seconde surprise provient des freins qui offrent une excellente sensation dans la pédale. La rigidité du châssis est également sans défaut; on sent la voiture solide et bien plantée au sol, procurant un bon agrément de conduite au conducteur.

Malgré la tendance sportive du comportement routier, la motorisation est plutôt orientée vers l’économie. La présence d’un mode « Sport » pour la transmission est totalement superflue puisqu’il ne fait qu’étirer les rapports et occasionner quelques secousses non souhaitées. Elle est toutefois bien étagée et adéquatement programmée, servant très bien le petit moteur en conduite quotidienne coulée. Pour ce qui est des performances moteur, elles sont correctes mais l’engin devient rapidement bruyant dès qu’on le sollicite. D’ailleurs, l’insonorisation minimaliste laisse filtrer beaucoup de bruit à vitesse d'autoroute.

Conclusion :
Agile dans son comportement et raffinée dans ses manières, la Kia Rio score fort dans l’agrément au quotidien. Quelques défauts parsèment l’expérience, mais globalement la Rio fait du bon boulot. Elle s’adresse, à mon avis, aux gens qui recherchent un peu plus de pep au volant et qui n’ont pas besoin de beaucoup d’espace intérieur. Gardez-en tête toutefois que certaines voitures compactes ne sont pas très loin en termes de prix et qu’elles corrigent le manque de puissance moteur tout en proposant plus d’espace intérieur.
 

Spécifications techniques

Marque
Kia
Modèle
Rio5
Année
2018
Version à l'essai
Ex Sport Tech
Échelle de prix (excluant les options)
14 995 à 23 745 $
Prix de la version à l'essai
23 745 $ + 1 560 $ (transport et préparation) = 25 305 $
Moteur
4 cylindres, 1,6 litres, atmosphérique, tout aluminium, injection directe, DACT, distribution variable continue. 130 chevaux à 6 300 tr/min. 119 lb-pi de couple à 4 850 tr/min. Taux de compression 11 :1.
Transmission
Automatique à 6 rapports
Rouage d'entraînement
Roues motrices avant
Garantie de base
5 ans / 100 000 km
Garantie du groupe motopropulseur
5 ans / 100 000 km
Consommation annoncée
Ville: 8,5 litres/100 km Route: 6,4 litres/100 km
Consommation enregistrée
6,6 litres/100 km

Points forts / points faibles

  • Comportement routier amusant
  • Habitacle bien ficelé
  • Équipement de base généreux
  • Style "à l'allemande" réussi
  • Moteur poussif
  • Véhicule généralement bruyant
  • Espace cargo limité
  • Consommation annoncée élevée
 
 
 

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