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Essai éclair

par Vincent Aubé, le 10 juillet 2017, Genève, CH

smart fortwo Cabrio electric drive 2018 : la révolution électrique Retour aux essais
 

À peine quelques instants après avoir digéré l’information recueillie au volant de la Mercedes-Benz Classe E Cabriolet 2018, le constructeur nous confiait un autre véhicule à toit amovible, celui-là étant d’un tout autre acabit. La smart fortwo Cabrio electric drive 2018 va venir épauler l’édition Coupé un peu plus tard au mois de septembre, celle-ci étant taillée pour séduire les amoureux de beau temps grâce à sa capote repliable vers l’arrière.

Et cette variante entièrement électrique a intérêt à performer au chapitre des ventes puisqu’à partir de l’an prochain, la division canadienne du constructeur laisse tomber pour de bon la version équipée du moteur 3-cylindres. Même nos voisins américains prennent le pari de s’en tenir à l’électrique.

Tout électrique
Qu’est-ce que ça mange en hiver une smart electric drive? Eh bien, comme son nom l’indique, la voiture a besoin d’un câble faire le plein d’énergie. Elle doit donc être rechargée chaque fois que le bloc de batteries au lithium-ion de 17,6 kWh se vide. Pour les technophiles, sachez que ce dernier se trouve sous le plancher de la cabine, le moteur électrique d’une puissance de 60 kW (ou 81 chevaux-vapeur si vous préférez) prend place là où était boulonné le 3-cylindres essence dans le passé, c’est-à-dire entre les deux roues arrière motrices.

Comme tous les véhicules électriques, la smart fortwo Cabrio electric drive se fait très généreuse en couple – 118 lb-pi pour être exact – dès que le conducteur appuie sur la pédale de droite. Les accélérations sont donc très efficaces à partir d’un feu rouge.

Lors de la présentation, les dirigeants de smart ont annoncé une autonomie théorique de 155 km, soit 5 de moins qu’avec le coupé, une situation qui s’explique par les modifications apportées au châssis de cette version sans toit. La smart fortwo Cabrio electric drive est plus lourde de 30 kg, un gain non négligeable à bord d’une petite puce comme la fortwo. En réalité, les ingénieurs de smart parlent davantage d’une autonomie réelle oscillant entre 110 et 120 km, ce qui est plus que suffisant pour un usage urbain.

Il faut prévoir 13 heures (!) environ pour recharger les batteries à 80 % de leur capacité avec une prise conventionnelle. Une prise de 240 volts réduit considérablement ce temps de recharge annonçant entre 2 et 3 heures pour compléter la recharge à 80 %. Il sera intéressant de voir si l’aile canadienne proposera en 2018 le chargeur ultrarapide annoncé pour le marché européen, celui-ci permettant la recharge à 80 % en 45 minutes ou moins. Au moment d’écrire ces lignes, la division canadienne étudiait encore la possibilité d’ajouter cette option.

Exclusivement urbaine ou non?
Même si la smart fortwo Cabrio electric drive peut parcourir de plus longues distances – pas plus de 120 km rappelons-le –, sa mission est essentiellement urbaine. Il n’y avait donc rien d’étonnant dans le tracé choisi par le constructeur lors de ce lancement mondial. Nous débutions en plein cœur de Genève et nous terminions à l’Aéroport de la ville avec une boucle à l’extérieur de la ville.

Malgré une population d’un peu plus de 200 000 habitants, Genève nous a rapidement lancé un défi à quelques coins de rue du départ. Un rond-point a littéralement stoppé notre aventure pendant plusieurs minutes, la circulation étant juste trop lourde à cet endroit précis. Seuls les scooters et les motocyclettes pouvaient se faufiler à travers cette jungle humaine.

Heureusement pour nous, dans l’échelle automobile, la smart fortwo se trouve juste au-dessus des véhicules à deux roues tellement ses dimensions sont réduites. Et avec un diamètre de braquage de 6,95 mètres seulement, la fortwo se faufile aisément. Ajoutez à cela une suspension relativement ferme et un court empattement et vous obtenez une conduite nerveuse, mais inconfortable à la longue. Au même titre que le modèle à essence qu’elle remplace, le confort de la smart fortwo ne sera certainement pas sa principale qualité, surtout sur nos belles routes québécoises! Et cette sellerie très dure ne fait rien pour améliorer les choses.

Comme prévu, les accélérations sont très vives aussitôt que le pied droit s’enfonce dans le plancher et la sonorité de l’engin est totalement absente, le seul bruit entendu à bord étant celui des pneumatiques sur le bitume… et celui de la ville tout autour bien sûr!

Une petite virée sur l’autoroute a également révélé que la petite est capable de suivre la cadence à 130 km/h pendant un certain temps. Évidemment, cette montée en adrénaline n’a pas aidé l’autonomie de notre véhicule, mais au moins, on sait que la fortwo électrique a tout ce qu’il faut pour une conduite plus soutenue.

J’ai bien aimé la récupération d’énergie au freinage de la fortwo electric drive. À bord de certaines rivales, cette caractéristique devient gênante à la longue, mais lors de ce bref essai urbain, le frein moteur n’a pas été trop intrusif. Malgré l’inconfort ressentit, la smart fortwo Cabrio electric drive s’avère un go-kart plus amusant à conduire que son équivalente à moteur essence. Voilà, c’est dit!

Le fameux système de navigation Tom Tom
Un élément est toutefois venu assombrir notre périple genevois : le système de navigation, ce dernier étant issu du fournisseur Tom Tom. Le géant allemand devrait considérer de troquer cette solution pour son propre système maison installé à bord des produits arborant l’étoile d’argent.

Au-delà du fait que la navigation n’est pas la plus intuitive à travers les différentes rubriques de l’écran tactile, c’est le rendement de la navigation qui n’a pas convaincu. J’imagine qu’on finit par s’y habituer, mais la flèche qui indique la position de la voiture sur la carte – de Genève dans ce cas-ci – semble toujours en retard et, dans quelques situations, il a fallu être très rapide sur le volant pour tourner au bon endroit. Ajoutons à cela qu’il a fallu s’y reprendre à trois reprises pour arriver à bon port, la navigation refusant de nous emmener au point B de notre tracé.

Le passage à l’électrique sera-t-il bénéfique chez nous?
Pendant la conférence de presse, les stratèges de smart ont parlé d’un engouement inattendu envers la plus récente fortwo à propulsion électrique, le temps d’attente moyen sur le continent européen étant de 6 mois environ. De l’autre côté de l’Océan Atlantique, la division canadienne a également indiqué que le public local avait déjà signifié un certain intérêt envers cette variante dont l’arrivée est prévue pour le mois d’octobre.

Il faudra tout de même surveiller la réaction du public canadien vers la fin de l’année et en 2018. Malgré un prix de départ supérieur à celui du modèle actuel, les incitatifs gouvernementaux devraient contribuer à stabiliser les ventes… du moins à court terme! Le jour où ces rabais seront enlevés de l’équation constituera le vrai test de l’engouement des automobilistes intéressés par l’électrique, mais ça c’est un autre débat!

Spécifications techniques

Marque
smart
Modèle
fortwo electric drive
Année
2018
Échelle de prix (excluant les options)
28 800 $ (Coupé) et 31 800 $ (Cabrio)
Prix de la version à l'essai
31 800 $
Moteur
Moteur synchrone à courant triphasé à excitation externe (60 kW, 82 ch)
Transmission
Automatique (réducteur à un seul rapport)
Rouage d'entraînement
Roues motrices arrière
Garantie de base
4 ans / 80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur
4 ans / 80 000 km

Points forts / points faibles

  • Agilité en ville
  • Pas besoin de station-service
  • Amusante à conduire
  • Inconfortable
  • Espace limité
  • Prix élitiste malgré les rabais gouvernementaux
 
 
 

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