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Essai éclair

par Luc-Olivier Chamberland, le 8 août 2017, Victoria, Colombie-Britannique

Mercedes-Benz SLC300 2017 : entre deux époques Retour aux essais
 

La SLK, maintenant SLC, prend de l’âge prématurément, du moins, c’est l’impression qu’elle m’a donnée durant mon essai à son volant à travers le Canada. Toujours aussi beau, surtout depuis son rafraichissement de cette année, le petit roadster de Mercedes-Benz peine à suivre la cadence face à son unique compétition, l’Audi TT. BMW avec sa série Z se fait attendre, il n’y a donc que deux choix dans le segment. L’Audi joue la carte de la haute technologie alors que la SLC semble coincée entre deux époques.

Tour du propriétaire

Mercedes-Benz a profité du changement d’appellation de la SLK pour SLC pour lui donner un petit coup de pinceau afin de la maintenir au goût du jour. Comme cette génération fut introduite en 2012, elle était encore assez jeune, nul besoin d’aller en profondeur. Les améliorations se manifestent au niveau de la partie avant maintenant plus souple, moins angulaire. Pour le reste de la carrosserie, la subtilité prime. En fait, la seule autre observation vient de la reconfiguration de la structure interne des feux arrière. Pour le reste, aucun changement. Bien que l’essentiel de l’essai se soit fait au volant de la SLC300, j’ai aussi mis la main sur la SLC43 AMG. Cette dernière offre un design plus dynamique et plus sportif, notamment avec sa calandre picotée de manière distinctive. Le bouclier se veut plus agressif avec des accents noirs lustrés et de plus grandes bavettes. Pour ceux qui aiment conserver longtemps leur voiture, les roadsters de Mercedes-Benz ont l’heureuse tendance de ne jamais vieillir. Même la première génération de 1997 continue de faire tourner les têtes.

Vie à bord

Il suffit de prendre place à bord de la TT puis de la SLC pour constater que l’on est dans deux époques complètement différentes. La TT offre son « Cockpit Virtuel » et la Mercedes-Benz deux cadrans, on ne peut plus traditionnels. Ce que l’on perd en spectacle, on le gagne en ergonomie. La SLC se veut très simple d’usage avec des commandes claires et intuitives. Critique habituelle, l’Allemande devrait moderniser son système d’infodivertissement qui demeure complexe avec plusieurs sous-menus. On se questionne souvent comment rejoindre tel ou tel accessoire. Bien que la SLC soit un produit de luxe, il faut souligner que l’équipement n’est pas des plus généreux. On retrouve bien des gadgets sympathiques, mais rien qui n’élève la SLC au-dessus de la masse.

Je comprends bien qu’il s’agit d’un petit roadster à la mode des Anglaises des années 1950, mais l’espace se compte beaucoup trop. Les aires de rangement sont presque inexistantes et les possibilités de dégagements très limitées. À ma grandeur, 1,84 m, le dossier pousse carrément sur la paroi arrière. Je cherchais constamment quelques millimètres supplémentaires pour y être à l’aise. Bonne note toutefois aux sièges qui offrent un support impeccable. Pour ce qui est du coffre, oubliez les longues escapades avec les valises. Avec une capacité de 225 litres difficilement exploitable, on voyage léger. En fait, la brosse à dents et le maillot de bain combleront presque la totalité de la malle. On doit cette réalité à la présence d’un toit rigide rétractable bien esthétique, mais peu pratique au quotidien. Vivement une capote souple pour la prochaine génération.

Technique

La SLC arrive avec deux choix de moteurs. Le premier, un quatre cylindres de 2,0 litres, accorde une puissance idéale de 241 chevaux et un couple de 273 lb-pi. C’est moins que les 362 ch de la SLC43 avec son V6 de 3,0 litres, mais on peut facilement en tirer le maximum. Mercedes-Benz offre différents modes de conduite qui permettent de complètement changer la personnalité de la SLC300. En mode Sport, on resserre l’ensemble des composantes mécaniques et dynamiques pour une belle vitalité. Le V6 est certainement beaucoup plus véloce, mais je dois admettre que l’on sent difficilement le gain en raison d’une masse plus importante au train avant. De plus, la 300 vient avec une boite automatique à 9 rapports contre 7 pour la 43. En plus de performances intéressantes, l’économie de carburant est vraiment intéressante. Au compte, suite à plusieurs heures de route, la moyenne était légèrement sous les 8 l/100 km.

Au volant

Toujours dans l’optique d’une traversée pancanadienne, c’est dans la région de la baie de Fundy que la SLC m’a franchement déçu. Elle enfilait à la perfection les virages serrés tout en proposant un bel aplomb en accélération et en reprise. Toutefois, sur ce pavé en mauvais état, ce sont les craquements qui se sont mis à se faire entendre. Le châssis semble rigide à la prise en main, mais clairement dans des conditions plus « difficiles » et dans le temps, des faiblesses significatives apparaitront. Considérant que la voiture n’avait pas 2 000 kilomètres, c’est une grosse déception.

Outre cette réalité, la SLC se conduit comme un charme. Très pointu, son dynamisme ne se dément pas. Que l’on soit sur des voies rapides ou encore une route de campagne, toutes les situations la mettent en valeur. La direction travaille bien avec une agréable lourdeur, le moteur offre un rendement exceptionnel et les freins montrent un bel aplomb.

Conclusion

En 1997, Mercedes-Benz a eu l’audace d’introduire la SLK, une réinterprétation des petits roadsters anglais. Vingt ans plus tard, la mode s’est un peu estompée, mais mérite toujours sa raison d’être. Dans le cas de la SLC, on ne peut espérer que Mercedes-Benz travaille fort pour la moderniser puisqu’elle montre des signes importants de vieillesse. La question qui reste : Est-ce que Mercedes-Benz proposera une quatrième génération ou laissera toute la place au Cabriolet de Classe C?

Spécifications techniques

Marque
Mercedes-Benz
Modèle
SLC
Année
2017
Version à l'essai
300
Échelle de prix (excluant les options)
58 800 $ à 70 900 $
Prix de la version à l'essai
71 290$
Options sélectionnées
Ensemble Haut de gamme (5 900 $), Ensemble Sport (1 800$), Sellerie noire (1 990$), Magic Sky (2 800$)
Moteur
L4 Turbo, 2,0 litres, 241 ch. @ 5 500 tr/min, 273 lb-pi de 1 300 @ 4 000 tr/min
Transmission
Automatique à 9 rapports
Rouage d'entraînement
Roues motrices arrière
Garantie de base
4 ans / 80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur
4 ans / 80 000 km
Consommation annoncée
Ville: 9,5 litres/100km Route: 7,2 litres/100km
Consommation enregistrée
8,4 litres/100km

Points forts / points faibles

  • Ligne intemporelle
  • Mécanique intéressante
  • Modes de conduite
  • Espace intérieur
  • Craquements
  • Volume du coffre
 
 
 

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