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Essai éclair

par Luc-Olivier Chamberland, le 13 octobre 2016

Mercedes-AMG S63 4Matic Cabriolet 2017: La voiture de mes rêves Retour aux essais
 

Je tiens à vous aviser immédiatement que je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour être le plus objectif possible dans la rédaction de cet essai routier de la Mercedes-AMG S63 4Matic Cabriolet 2017. Pourquoi? Parce que, comme tout le monde, une voiture figure au sommet de mon échelle personnelle de fantasmes et dans mon cas, c’est précisément cette Mercedes-Benz. On m’offrirait une Ferrari, une Bentley ou même une Rolls-Royce, que je prendrais quand même cette S63.

Depuis l’Ocean Drive 2007

La dernière fois que Mercedes-Benz a construit un cabriolet sur la base de la Classe S c’était en 1971. Toutefois, l’idée a recommencé à germer en 2007 avec le lancement du Concept Ocean Drive, une S à quatre portes interprétée à la mode des années 1960. La voiture qui nous intéresse aujourd’hui partage ses fondations avec les nombreuses versions de la berline, mais se veut un dérivé du Coupé, lancé il y a un an. Le cabriolet vient donc compléter une gamme qui ne comporte pas moins de six corps différents.

À la carrosserie, coupé et cabriolet ont des robes exclusives qui marient sportivité et classicisme. Avec les S550 et S600, c’est épuré, riche et prestigieux. Pour les AMG S63 et S65, on garde l’essentiel, mais on les habille d’un ensemble dynamique : des jupes cerclant le bolide, un bouclier très agressif, des jantes exclusives de 19-20 pouces et un diffuseur arrière qui englobe les quatre sorties d’échappement rectangulaires. M.-B. intègre une collection d’éléments décoratifs sensationnels comme les incrustations de cristaux Swarovski dans les blocs optiques (4 000 $). La distinction ne passe pas uniquement par le design, mais aussi par l’attention portée aux détails.

Art déco moderne et technologie

Dans cette S, on comprend vite que l’on obtient la crème de la crème en matière de raffinement, de technologie et de confort. Le mariage des matériaux (cuir nappa, écrans, boiseries en laque de piano striées à la mode des années 1920 (1 500 $) et même une incrustation en cristal Swarovski à la console) nous transporte dans un univers d’exclusivité. La présentation se veut épurée avec une forme moderne, classique, mais intemporelle. Cette réalité prend un second virage le soir venu avec l’éclairage d’ambiance aux multiples coloris qui s’apparente à la chambre d’un couple en nuit de noces! Pour accompagner le tout, Burmester assure une sonorité ambiophonique saisissante (6 900 $), rien de moins qu’une salle de concert à ciel ouvert. La sensation? Maria Callas en privé, assise à mes côtés.

Aux sièges, Mercedes-Benz intègre des coussins autogonflants stabilisateurs qui nous soutiennent en courbe. En plus d’être chauffants et climatisés, 7 programmations de massages s’offrent à nous (Non, pas de Suédoise cachée dans le coffre!). Gadget utile, l’AirScarf ventile notre nuque d’air chaud pour profiter des soirées plus fraiches.

L’instrumentation se configure et la transmission d’informations est sans limites. On y retrouve même une vision de nuit qui détecte tout ce qui bouge sur la route (2 900 $). Tous les accessoires de sécurité en vogue assurent notre protection. La vie à bord de la S Cabriolet est, ni plus ni moins, qu’une expérience. Ai-je mentionné le parfumeur, pour la modique somme de 500 $, qui libère une brise olfactive?

Douce violence

Même si elle se veut être un gros salon de plein air roulant, elle peut se transformer en brute. Avec son V8 Biturbo de 5,5 litres de 577 chevaux et un couple démoniaque de 664 lb-pi, elle passe de boulevardière à GT en quelques secondes. D’ailleurs, question secondes, un 0-100 km/h sera un décompte qui n’atteindra pas 4. Oubliez l’idée de faire des bandes de caoutchouc au pavé, son rouage intégral 4Matic la cloue au sol. Quatre paires de griffes arrachent l’asphalte. Étonnamment, un long délai d’intervention des turbos se manifeste avant que l’action ne commence, je m’attendais à mieux d’Affalterbach. Trop de couples, la S63 se contente d’une boite automatique à sept rapports, parfois saccadées, une déception.

Multiples jouissances

Deux boutons, c’est tout ce que ça prend à une S63 pour changer de personnalité. En « Confort », la quiétude règne. Les performances sont relevées, aucune brutalité. Considérant la longueur de la voiture, quelques torsions du châssis se manifestent. En mode Sport, elle devient agressive, mais domptée. Une excellente note à AMG qui a assuré la configuration des suspensions, elles sont douillettes, mais sans concession sur la fermeté en virage. Ayant poussé la S63, je peux vous dire qu’elle demeure imperturbable même à grande, très grande vitesse! Pour son agilité, la direction se montre lourde, mais elle s’adapte à notre conduite. Au freinage, ça mord fort. Pour les disques en céramique carbone, un léger supplément de 13 750 $ sera demandé.

Conclusion

Je l’avoue, mon objectivité et ma subjectivité se sont entremêlées. Il faut lui accorder, la S63 est une exceptionnelle voiture. Je ne peux même pas utiliser l’argument du prix pour émettre une critique. À 208 400 $, c’est une aubaine face à ses compétitrices qui s’appellent Bentley Continental GTC (275 000 $ et +) et Rolls-Royce Dawn (400 000 $ et +++). Désolation d’après-vente, sa valeur risque de chuter rapidement.

Spécifications techniques

Marque
Mercedes-Benz
Modèle
Classe S Cabriolet
Année
2017
Version à l'essai
S63 4Matic Cabriolet
Échelle de prix (excluant les options)
164 300 $ à 273 200 $
Prix de la version à l'essai
208 400 $
Options sélectionnées
Cristaux Swarovky (4 000 $) Système ambiophonique Burmester (5 900 $), Jantes 20 pouces AMG (1 000 $), Ensemble Exclusive (4 900 $), Apllique Designo (1 500 $), Ensemble Vision de nuit (2 900 $)
Moteur
V8 Biturbo, 5,5 litres, 577 ch @ 5 500 tr-min, 664 lb-pi de 2 250 @3 750 tr-min
Transmission
Automatique à 7 rapports
Rouage d'entraînement
Traction intégrale à prise temporaire
Garantie de base
4 ans / 80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur
4 ans / 80 000 km
Consommation annoncée
Ville: 15,7 litres aux 100 kilomètres Route: 10,1 litres aux 100 kilomètres
Consommation enregistrée
11,9 litres aux 100 kilomètres

Points forts / points faibles

  • Luxe indécent
  • Performance
  • Voiture d'exception
  • Valeur de revente
  • Délai du turbo
  • Liste d'options infinie
 
 
 

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