POUR PLUS DE VIDÉOS, VISITEZ

Essai éclair

par Antoine Joubert, le 26 avril 2017

Mercedes-AMG GT C Roadster 2018 : égayer les cinq sens Retour aux essais
 

Par tous les moyens, on essaie chez les constructeurs de prestige de s’attaquer à l’indétrônable Porsche 911…depuis 50 ans ! Bien sûr, impossible de copier ou même de s’inspirer de cette dernière. L’exercice serait trop peu subtil.

Depuis deux ans maintenant, Mercedes-Benz propose toutefois une sportive extrêmement sérieuse. Une voiture d’abord offerte sous la forme d’un coupé, qui n’est pas sans rappeler la désormais légendaire SLS AMG. Cette voiture, c’est l’AMG GT, qui se décline aujourd’hui en plusieurs versions. Et pour 2018, Mercedes-Benz en rajoute avec une version roadster qui en met plein la vue.

Profilée, large et très basse, l’AMG GT C est aguichante. Son museau démesurément long en est presque outrageux, et plus particulièrement lorsque les feux à diodes électroluminescentes se mettent de la partie pour jouer la carte de l’intimidation. D’ailleurs, à ce jeu, elle éclipse sans équivoque sans grande sœur qu’est le roadster SL. Ne vous demandez donc pas si l’AMG GT C vient jouer dans les platebandes de la SL. La réponse est non. La clientèle visée diffère complètement, et ce même si leur achat respectif nécessite le même genre de portefeuille.

D’ailleurs, suffit de prendre place à bord pour réaliser que l’AMG GT n’a rien à voir avec la doyenne des sportives Mercedes-Benz. Ici, le poste de conduite transpire le muscle en exhibant un côté sportif plutôt tapageur. Les sièges fermes, enveloppants et méticuleusement sculptés, sont d’ailleurs séparés par une gigantesque console centrale très design, quoiqu'un brin encombrante. On y retrouve une série de boutons circulaires permettant de modifier les paramètres de conduite, ainsi que l’incontournable molette du système d’infodivertissement dont l’information est transmise via l’écran juché au sommet du poste de conduite. Puis, derrière tout ça, un minuscule levier de vitesse, ergonomiquement mal positionné, mais qui n’empiète pas sur l’espace de vie du conducteur.

11 secondes…
Voilà le temps nécessaire pour abaisser le toit souple qui se range derrière sans empiéter sur l’espace du coffre. Un avantage non négligeable, surtout considérant le volume déjà limité de la soute. Cette capote, on nous l’offre en trois couleurs. En beige, en noir, en rouge. Et côté isolation, pas de soucis. Sauf que lorsque la capote est en place, on se sent un peu comme dans un cocon. Un peu à l’étroit. Tout le plaisir devient palpable lorsqu’on roule à ciel ouvert, en profitant s’il fait un peu frais du système AirScarf (ventilation chaude dans le cou).

La crème pour le Canada
De ce côté de la frontière, Mercedes-Benz ne nous réserve que la crème. Pas de version « de base » de la AMG GT Roadster, dont la mécanique proposerait 503 chevaux (comme chez nos voisins du sud). Ici, on profite de la version GT C à moteur 4,0 litres biturbo, dont la puissance est poussée à 550 chevaux. Un muscle palpable, enivrant, mais qui s’adapte honnêtement à toute situation. Envie d’une accélération violente? Croyez-moi, vous l’aurez ! Et ça inclut le son qui l’accompagne. Maintenant, on peut également conduire la voiture de façon plus docile, en mode confort. Le confort étant bien sûr relatif, puisqu’il ne sera jamais aussi relevé qu’avec une SL.

Quoi qu’il en soit, l’AMG GT C est une bête de puissance. On franchit le 0-100 km/h en 3,7 secondes, et passé ce cap, l’accélération demeure tout aussi musclée. Le son de l’échappement, la position de conduite particulière et le couple gigantesque de la mécanique et le passage des rapports ultra rapide (et sonore) procurent des sensations de conduite incomparables. Totalement différentes de celles d’une 911, mais aussi d’une Audi R8.

Littéralement enveloppé par le cockpit, le conducteur s’étonnera de la facilité avec laquelle on apprivoise la bête. La puissance est linéaire, la direction est précise et communicative et le fait qu’on ait sur ce bolide un système à quatre roues directionnelles améliore grandement la maniabilité. Et même si la répartition des masses n’est pas parfaite, on a l’impression d’un bolide parfaitement balancé. En fait, l’élément le plus complexe de son comportement demeure la position de conduite, loin d’être désagréable, mais qui demande adaptation.

Les dommages…
Ceux qui seront causés à votre portefeuille? Similaires à ceux d’une Porsche 911 Turbo Cabriolet. Le prix de base donc fixé à 178 000$, auquel peuvent bien s’ajouter de multiples options, par exemple les freins de carbone/céramique à 13 750$. Je vous rassure, les options demeurent moins nombreuses que chez Porsche. Or, le plaisir de se procurer un tel bolide est également de le personnaliser afin de se différencier encore davantage. Et à ce chapitre, Mercedes-Benz offre le nécessaire. Après tout, dans le club sélect des acheteurs de ce type de bolide, le gonflage de torse et le pétage de bretelles fait aussi partie des joies d’afficher son bolide.
 

Spécifications techniques

Marque
Mercedes-Benz
Modèle
AMG GT C
Année
2018
Version à l'essai
AMG GT C Roadster
Échelle de prix (excluant les options)
178 000$
Moteur
V8, 4,0 litres, biturbo, 550 ch @ 5 750 - 6 750 tr-min, 502 lb-pi @ 1 900 - 5 750 tr-min
Transmission
Automatique (séquentielle à double embrayage) à 7 rapports
Rouage d'entraînement
Roues motrices arrière
Garantie de base
4 ans / 80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur
4 ans / 80 000 km

Points forts / points faibles

  • Puissance ahurissante
  • Agrément et facilité de conduite
  • Ligne sublime
  • Conduite à la carte
  • Habitacle sombre avec toit en place
  • Lacunes ergonomiques
 
 
 

Sondage

 

Laquelle de ces sportives aimeriez-vous voir renaître?

Infolettre

 

Inscrivez-vous à l'infolettre pour recevoir des offres et des nouvelles.

Émissions RPM
Émissions RPM Plus