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Essai éclair

par Luc-Olivier Chamberland, le 22 juillet 2017, Montréal

Audi TT-S Coupé 2017 : ce petit frisson Retour aux essais
 

Dans la série des petits coupés et roadsters de prestige, Audi fait pratiquement cavalier seul. On attend encore et toujours le retour de la BMW Z4/Z5 pour l’an prochain et la Mercedes-Benz SLC commence sérieusement à montrer des signes de vieillesse. De plus, dans le cas de cette dernière, son existence même se veut incertaine. Donc, si l’on désire une voiture sport compacte portant un écusson de prestige, l’Audi TT représente la seule option vraiment intéressante. Si l’on choisit la TT-S, on obtient en plus ce petit frisson qui anime les passions.

Tour du propriétaire

La TT se présente comme l’incarnation même de la théorie du petit pas chez Audi. Après le succès retentissant de la première génération (1998-2006), les designers restent très fidèles aux principes qui ont dicté son lancement. On reconnaît toujours une TT, peu importe l’année ou le modèle. On retrouve son capot bien rond, son arche de toit en demi-lune et un coffre tronqué. Bien que le style général soit intemporel, Audi a manqué un peu d’audace lors du renouvèlement de la dernière génération en 2015.

La version TT-S à l’essai, avec son jaune Vegas, a tout pour attirer les regards. Pour ajouter à son dynamisme, on lui a greffé des jantes de 20 pouces pour 800 $ et des étriers de freins peints en rouge pour 400 $. L’ensemble est parfait. Si la RS se présente comme un monstre de haute performance, ici, bien que ce soit aussi une variante plus sportive, Audi reste assez sage. On jouit de tous les angles de la carrosserie, mais les seules véritables distinctions seront un bouclier plus incisif, des jupes latérales et une paire de deux sorties d’échappement avec embouts chromés.

Vie à bord

Si l’extérieur se montre conservateur, on tombe en pleine science-fiction dans la cabine. Le design général fera école tant il est réussi. Franchement, peu de voitures ont une présentation intérieure aussi hallucinante! On commence par la présence des 5 buses d’aération bien rondes qui meublent l’essentiel de la surface. On découvre quelques touches ici et là pour la gestion de la navigation à la console (2 200 $) et une languette pour changer les modes de conduite. Tout le reste passe par le remarquable « Virtual Cockpit ». Il est déroutant de constater que toutes les commandes, sans exception, s’inscrivent dans cet écran. Les boutons de contrôle sont soit au volant ou à la molette rotative du système multimédia MMI.

On se cherche au début. On doit constamment s’interroger sur le chemin à prendre pour simplement changer de station de radio. Audi essaie de nous faciliter la tâche avec 2 languettes en aluminium qui nous envoient dans l’un des 4 menus principaux. Autant les pavés tactiles sont généralement un cauchemar, autant il faut admettre qu’Audi a réussi le sien. On peut facilement écrire dessus, le système comprend vite et bien.

Au niveau de l’espace intérieur, on ne s’achète pas une TT-S pour se rendre en Floride. Il y a bien quatre places à bord, mais pas besoin d’en subir l’essai pour saisir que les deux sièges arrière sont purement symboliques. À l’avant par contre, c’est une toute autre histoire. Ses baquets sont parfaits. Ils offrent un excellent niveau de confort et de support. On jouit de la fermeté typiquement allemande sans concession au niveau des dégagements. La TT-S est toute petite, mais on ne se sent pas du tout à l’étroit. Au contraire, elle nous enveloppe pour mieux faire corps avec le bolide.

Technique

La TT-S a beaucoup d’aspects communs avec la Volkswagen Golf et plus particulièrement la Golf R. Non seulement elle partage l’exceptionnelle plate-forme MQB, dans le cas de la TT-S, mais elle obtient le même moteur que la R. On lui greffe sans changement le quatre cylindres de 2,0 litres de 292 chevaux et un couple de 280 lb-pi. Grâce à l’apport de son rouage intégral quattro, on boucle le 0-100km/h en 4,9 secondes, une petite bombe. Fait étonnant, la boite automatique S-Tronic ne comporte que six rapports. Peut-être que deux embranchements supplémentaires lui permettraient d’exploiter encore mieux les régimes du moteur et ainsi réduire la consommation. Il faut cependant admettre que la moyenne obtenue de 9,1 litres/100km est décente considérant les performances.

Au volant

L’équilibre parfait, voilà comment nous pourrions résumer le comportement de la TT-S. Avec ses différents modes de conduite, elle parvient à changer de personnalité à la simple pression d’une languette. Très civilisés, les niveaux Confort et Auto nous font croire à une voiture de tourisme. Dès que l’on tombe dans Dynamic, tout se resserre et l’on peut profiter au maximum des capacités du véhicule. La direction donne une plus grande fermeté, un aspect intéressant sur piste. Répondant de manière incisive, sa précision étonne chaque fois que l’on pointe dans une courbe. Les suspensions se saisissent pour encourager plus de rigidité et l’ensemble des composantes motrices pousse le dynamisme vers de hauts sommets. Pour tirer le maximum du rendement, on doit passer en mode manuel afin de maintenir un régime plus élevé. En automatique, on peste contre le délai du turbo qui tarde à intervenir. Finalement, « Individual » offre la possibilité au conducteur de configurer sa TT-S en fonction de ses goûts pour avoir une expérience unique.

Conclusion

La TT-S est une superbe machine, elle fait partie des plus beaux produits offerts par l’Allemagne. Son dynamisme nous donne une joie de vivre dès que l’on s’installe derrière le volant. Peu pratique, elle reste un jouet trois saisons sans pareil. Avec son rouage quattro, on peut se risquer l’hiver, mais sa garde au sol rendra plusieurs journées de tempête difficiles! La version à l’essai venait avec une facture de plus de 72 000 $. Pour ce prix, tant qu’à être dans la famille TT, l’optique de la TT-RS prend tout son sens et il y aura encore plus de frissons!

Spécifications techniques

Marque
Audi
Modèle
TT
Année
2017
Version à l'essai
TT-S Coupé
Échelle de prix (excluant les options)
52 400 $ à 72 900 $
Prix de la version à l'essai
72 495 $
Options sélectionnées
Peinture métallique (890$), Audi Lane Assist (650$), Bang & Olufsen (950$), Jantes de 20 pouces (800$), Ensemble confort (1 400$), Étriers rouge (400$), Ensemble Navigation (2 200$)
Moteur
4 cyl, 2,0 litres, turbo, DACT, 292 ch de 5 400 à 6 200 tr/min, 280 lb-pi de 1 900 à 5 300 tr/min
Transmission
Automatique (séquentielle à double embrayage) à 6 rapports
Rouage d'entraînement
Traction intégrale à prise constante
Garantie de base
4 ans / 80 000 km
Garantie du groupe motopropulseur
4 ans / 80 000 km
Consommation annoncée
Ville: 10,3 litres/100km Route: 8,6 litres/100km
Consommation enregistrée
9,1 litres/100km

Points forts / points faibles

  • Agrément de conduite
  • Rouage/moteur exceptionnel
  • Design intérieur
  • Prix
  • Espace arrière
  • Ergonomie questionnable
 
 
 

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